Histoire de la précieuse ceinture et de la tunique de la Mère de Dieu,Charlemagne et Lourdes

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31 août - Fête orthodoxe de la Déposition de la ceinture de la Vierge à Chalcoprateia

        La déposition de la précieuse Ceinture de la Mère de Dieu en l'église des Chalkoprateia

 

La Ceinture de la Mère de Dieu, qui s'était retrouvée, on ne sait trop comment, dans l'Evêché de Zèla, proche d'Amasée dans l'Hélénopont, fut transférée à Constantinople sous le règne de Justinien (vers 530), et déposée dans l'église des Chalkoprateia, qui était située non loin de Sainte Sophie. On y célébrait en ce jour la Dédicace de l'église et les deux insignes Reliques qu'elle contenait: la Sainte Ceinture et les Langes de Notre Seigneur.

De longues années après, vers 888, Zoé, épouse de l'empereur Léon VI le Sage, se trouvant gravement malade sous l'instigation d'un esprit malin, fut avertie au cours d'une révélation qu'elle obtiendrait sa guérison par l'imposition de la Ceinture de la Mère de Dieu. L'empereur fit aussitôt briser les scellés de la châsse (soros) qui contenait la Relique, et on y découvrit avec admiration la Sainte Ceinture, aussi neuve et éclatante que si elle avait été tissée la veille.

On trouva à côté un document indiquant exactement la date où elle avait été apportée à Constantinople, et comment l'empereur lui-même l'avait déposée dans la châsse qu'il avait scellée de ses propres mains. L'empereur Léon baisa la Relique avec vénération et la remit au Patriarche. Et dès que le prélat eut déployé la Ceinture sur la tête de l'impératrice, celle-ci fut délivrée de sa maladie. Tous rendirent gloire au Christ Sauveur et à sa Très-Sainte Mère, et on replaça la Relique dans la châsse, après que l'impératrice reconnaissante l'eut rehaussée de fils d'or.

   
Charlemagne, fils de Marie  

 

Le grand Empereur Charlemagne fut consacré dans la Basilique d'Aix-la-Chapelle qu'il avait voulu dédier à la Mère de Dieu. Il recueilli avec grande dévotion la relique de la ceinture de la Sainte Vierge que lui donne l'Impératrice de Constantinople, et il porta toute sa vie l'image de Marie attachée à son cou par une chaîne d'or.

Devenu âgé, il demanda à être enterré avec une statue de la Vierge sur son coeur. Après sa mort, le Concile de Mayence impose à l'ensemble de l'Empire Franc la fête de l'Assomption. L'Empire de Charlemagne marque la fin de la féodalité et le début de l'unification de l'Europe qui naît en même temps que la Chrétienté, sous la protection de la Mère de Dieu.

En 778, Charlemagne, lassé par la résistance opiniâtre du Seigneur sarrasin Mirat dans la citadelle de Mirambel (l'actuelle citadelle de Lourdes) s'apprêtait à renoncer et à lever le siège lorsque Turpin, évêque du Puy-en-Velay, son compagnon, eut une inspiration et obtint l'autorisation d'aller parlementer avec l'assiégé.

Il proposa à Mirat de se rendre, non pas au souverain, mais à la Reine des cieux. La proposition plut au chef Maure qui déposa ses armes aux pieds de la Vierge noire du Puy et qui se fit baptiser. Le jour de son baptême, Mirat prit le nom de Lorus qui, transmis à la ville, devint plus tard Lourdes. 1000 ans avant Bernadette, la Vierge prenait donc officiellement possession du lieu où elle apparaîtra plus tard.

D'après le Synaxaire de Constantinople,

confirmée par le Ménologe Impérial (Xe

 

 

 

 

 

La déposition du vêtement de la Vierge aux Blachernes à Constantinople 

 

Le 2 juillet, l'Eglise d'Orient commémore la déposition de la précieuse Robe de notre Souveraine la Très-Sainte Mère de Dieu en l'église des Blachernes, à Constantinople. Les événements à l'origine de cette fête remontent au temps de l'empereur Léon 1er et de son épouse Vérine (457-474), lorsque deux frères de haute noblesse, Galbios et Candide, qui venaient de renoncer à l'hérésie arienne, décidèrent d'entreprendre un pèlerinage en Terre Sainte. Parvenus en Galilée, ils firent halte dans la maison d'une vieille femme, nommée Anne, juive de naissance mais pieuse et vertueuse, qui passait nuit et jour en prière, à l'imitation d'Anne la fille de Phanuel (cf. Luc 2:36).

Ayant remarqué que des chrétiens apportaient cierges et encens dans la partie la plus intérieure de cette maison, et qu'un grand nombre de malades et d'infirmes y passaient la nuit, les nobles pèlerins demandèrent à leur hôtesse de leur en dévoiler la raison. Anne, témoignant que la grâce de Dieu accomplissait là d'innombrables miracles, prétexta d'abord qu'il s'agissait d'une ancienne coutume transmise par ses ancêtres. Comme ils la suppliaient de leur en dire plus, elle leur révéla finalement que la Robe de la Mère de Dieu se trouvait là, léguée par la Toute-Sainte, au moment de sa Dormition, à l'une de ses deux servantes juives, et qui avait été transmise de génération en génération, toujours secrètement gardée par une vierge.

Versant des larmes d'émotion Galbios et Candide demandèrent à passer toute la nuit dans cette pièce pour y faire une vigile de prière. Et profitant du sommeil des malades présents, ils prirent les mesures du coffret de bois qui contenait le Saint habit, et de là ils partirent pour Jérusalem, en promettant de revenir saluer leur hôtesse sur le chemin du retour.

   Les deux frères, Galbios et Candide, ayant vénéré les Sanctuaires de la Ville Sainte, firent confectionner une boîte semblable à celle qu'ils avaient vu en Galilée et qui contenait la Robe de la Mère de Dieu; et, de retour chez la pieuse juive, ils trouvèrent le moyen de subtiliser le coffret contenant la Sainte relique et de le remplacer par la boîte vide, qu'ils avaient recouverte d'une riche couverture tissée d'or.

Parvenus à Constantinople, ils déposèrent ce trésor inestimable dans un lieu nommé les Blachernes, situé dans la partie nord-ouest de la ville, à l'extérieur des murs, où ils firent construire une église dédiée aux Saints Apôtres Pierre et Marc, afin de garder la chose secrète. Mais ils ne purent cacher longtemps ce trésor, à cause des nombreux miracles qui s'accomplissaient dans l'église. Ayant révélé à l'Empereur Léon III qu'ils avaient ramené ce précieux trophée de leur pèlerinage pour la protection de la Cité, celui-ci, plein de joie, fit construire une chapelle en 473, où l'on déposa le coffret contenant la sainte Robe et le Maphorion (Voile) de la Mère de Dieu, qui fut l'objet du miracle de la Protection de la Mère de Dieu.

Par la suite, cette église de Notre-Dame des Blachernes resta l'un des Sanctuaires les plus prestigieux de la capitale et fut le théâtre de bien des événements majeurs de son histoire. Le coffret fut remplacé finalement par un écrin (Aghia Soros) d'or et d'argent rehaussé de pierres précieuses. La Sainte Robe était, dit-on, tissée de laine fragile, de couleur unie et d'une seule pièce; et, alors que la pourpre impériale dans laquelle elle avait été enveloppée s'était rapidement corrompue, celle-ci resta intacte au fil des temps, manifestant ainsi le miracle de la Virginité perpétuelle de la Mère de Dieu.        

 

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